Tutoriel

Guide d’optimisation de vos applications Web

Bon ça fait un moment que je prépare cet article (j’en ai encore en préparation) mais je ne trouvai pas le temps pour finir de le rédiger. Cet article est une liste de conseils  afin d’optimiser vos applications Web.

Optimisation du serveur

La première chose à faire lorsque vous êtes dans une démarche d’optimisation de vos applications Web est d’optimiser au maximum le serveur qui va héberger les applications. Car vous aurez beau passer tout votre temps à optimiser vos applications, si le serveur met du temps à servir les requêtes ça n’aura servi à rien.

Serveur privé

Si vous développez une application Web dans un but professionnel il est nécessaire d’avoir un serveur privé avec une adresse IP dédiée et un accès SSH. Cela permet d’avoir un accès complet à l’ensemble de la configuration du serveur et d’installer de nouveaux programmes : comment faites-vous si votre hébergement mutualisé ne contient pas l’extension cURL de PHP et que votre application ne peut être exécuté sans?

Si c’est une application personnelle (un blog par exemple) il est toujours bon d’avoir un accès complet à la configuration du serveur. Aujourd’hui il existe de nombreuses solutions de serveurs dédiés pour 30€ / mois ou moins.

Bénéfices : configuration, sécurité et stabilité.

Activer la compression

Le serveur Web reçoit des requêtes et envoi en réponse des contenus (HTML, CSS, images, …). Le temps de chargement complet d’une page Web représente le temps de chargements de toutes les ressources : le client demande d’abord la page HTML puis charge au fur et à mesure toutes les ressources référencées par la page.

L’objectif est donc de diminuer le temps réseau du téléchargement des ressources en compressant les données envoyées par le serveur avec gZIP. Compresser les données textuelles (HTML, JavaScript, CSS) est extrêmement efficace : environ 50% de gain (donc deux fois moins de temps de téléchargement pour le client).

Pour Apache il faut activer le module “deflate” ou “gzip” pour les anciennes versions (jusqu’à 1.3).

Bénéfices : gain important sur le temps de téléchargement du client.

Activer le cache

Lorsqu’un utilisateur se connecte à un serveur Web il télécharge toutes les ressources associées à la page Web qu’il consulte. Cependant sur la page, très peu de ressources ne sont modifiées au cours du temps : vous ne changez pas le logo de votre site tous les quatre matins. Quel est alors l’intérêt de forcer l’utilisateur à re-télécharger ces ressources?

Pour cela le protocole HTTP propose un système de cache des ressources qui permet au navigateur d’utiliser des ressources dont la version n’a pas changé. Par défaut les serveurs Web sont configurés avec le cache activé et vous n’avez donc rien à faire, mais il vaut mieux rappeler les bons conseils.

Pour Apache, il faut activer le module “expires” qui utilise l’en-tête “Expires” pour donner une date de péremption à la réponse, le client peut dont la mettre en cache et ainsi réduire considérablement le nombre de requêtes au serveur.

Pour ajouter le mode “expires” :

a2enmod expires

Ensuite vous devez modifier le fichier “expires.conf” pour référencer les fichiers pour lesquels vous souhaitez ajouter le header.

Bénéfices : réduction du nombre de requêtes au serveur Web et réduction des accès disques et de temps processeur.

Améliorer la configuration

Tous les serveurs Web ont une configuration par défaut : nombre de Threads maximum à démarrer, durée maximum de temps de traitement, mémoire allouée à chaque Thread, …

Vous devez modifier la configuration afin que le serveur Web réponde au niveau de qualité souhaité. Parmi toutes les propriétés que vous pouvez configurer, voici les plus courantes :

  • Désactiver le reverse DNS : lorsqu’un client se connecte à votre application Web, sa requête est enregistrée dans les logs du serveur. Le serveur va effectuer une requête DNS afin de récupérer le nom de domaine correspondant à l’adresse IP du client. En désactivant cette option vous économiserez de nombreuses requêtes inutiles.
  • Keep-Alive : cette option permet au serveur Web de ne pas fermer la connexion du client lorsque la requête a été servie. Cela économise de nombreuses ouvertures de connexions au client.

    Au niveau de cette option il y a quelques paramètres à modifier : KeepAliveTimeout et Timeout. Le paramètre KeepAliveTimeout représente le temps maximum entre deux requêtes sur la même connexion. Le paramètre Timeout représente le temps maximum entre la connexion et la première requête. Ces deux paramètres étant à modifier en fonction de votre application.

Optimisation des ressources

Une fois que votre serveur Web est prêt avec une configuration optimale, vous pouvez optimiser les ressources que vous utilisez dans votre application : CSS, JavaScript, images.

Sprite CSS

Lors du chargement d’une page HTML, le navigateur Web va récupérer l’ensemble des ressources : CSS, JavaScript et souvent beaucoup d’images. Pour récupérer toutes les ressources, le navigateur utilise par défaut deux connexions au serveur Web et va attendre que l’une des connexions soit disponible pour récupérer la ressource suivante.

Les sprites CSS permettent de regrouper toutes ou une grande partie des images en une seule image. Il y a deux intérêts à cette technique : beaucoup moins de requêtes faîtes au serveur Web et l’image sera moins volumineuse (les informations de format et de compression ne sont stoquées qu’une seule fois).

Au niveau des feuilles de style CSS, il faut mettre la grande image en arrière-plan du composant et positionner le sprite (la parcelle de l’image) souhaité grâce à l’instruction background-position.

Au niveau du gain de volume de l’image voilà des statistiques :

Format Taille six images Taille image sprite Différence
GIF 6046 b 1894 b -69%
JPEG 5916 b 2187 b -63%
PNG 4479 b 3844 b -14%

 

Réduction des CSS

Les feuilles de styles sont les éléments principaux du design d’une application Web et peuvent rapidement devenir des ressources volumineuses. Le principal problème des feuilles de styles est quelles contiennent énormément de caractères inutiles : espaces, sauts de lignes, commentaires. Le navigateur Web quand il reçoit une feuille de style ignore c’est caractère, ils ne sont utilisés que par le designer afin de facilement comprendre les instructions.

Afin d’économiser de la bande passante et du temps de téléchargement d’une page Web il est possible de réduire considérablement la taille des feuilles de styles grâce à des services Web comme : CSS Optimizer, Icey’s CSS Compressor, Flumpcake CSS Optimizer, Clean CSS.

Si on regarde la différence sur certains sites avec un certain nombre de visiteurs :

Site Web Feuille de styles Feuille de styles optimisée Différence
Free.fr 35.19 Kb 19.09 Kb -46%
PC Inpact 37.14 Kb 27.31 Kb -26%
Microsoft.com 30.7 Kb 22.41 Kb -27%

 

Oui Twitter n’est pas présent, leur feuille de styles est déjà optimisée :) .

Afin d’économiser en nombre de requêtes, vous pouvez regrouper tous vos styles dans un seul fichier CSS.

Réduction des JavaScripts

De la même façon que pour les feuilles de styles, les fichiers JavaScript peuvent être optimisés afin de diminuer le temps de téléchargements de ces fichiers. Voici les services Web qui proposent de réduire vos JavaScripts : Dojo Shrinksafe, JavaScript Compressor. Il existe de très nombreuses applications qui font le même travaille.

Stockage des ressources

Lorsqu’un utilisateur arrive sur une page Web, il télécharge le HTML puis il récupère les ressources référencées par la page. Les ressources sont téléchargées en utilisant par défaut deux connexions par serveur. L’idée est donc de séparée le stockage des ressources statiques des données dynamiques : le HTML généré sur un serveur, les CSS et JavaScripts sur un autre serveur.

server

Bénéfices : le client va utiliser deux connexions pour récupérer uniquement des ressources statiques et ne va pas surcharger le serveur de traitement avec des requêtes “statiques”.

Optimisation de l’application

Voilà à partir d’ici vous devez avoir bien amélioré le temps de chargement de votre application. Les conseils suivants sont plus des conseils

Landing page

Une “landing page” est une page sur laquelle vous souhaitez que vos visiteurs arrivent depuis les moteurs de recherches et autres. L’objectif de cette page est que l’utilisateur n’arrive pas sur une page d’accueil mais directement sur l’information qu’il cherche. Il faut donc que cette page soit rapide et présente l’information de façon simple et concise.

Pour cela évitez au maximum d’effectuer de long traitement ou d’effectuer des appels à une base de données si ce n’est pas nécessaire. Préférez une version statique d’une landing page qui sera servie très rapidement.

Éviter les redirections

Évitez au maximum le nombre de redirections, à chaque fois que le serveur renvoie une redirection (301, 302, …), le client effectue une nouvelle requête. Si en plus vous n’avez pas activé le Keep-Alive, il va faire une nouvelle connexion.

Ne garder les redirections que pour du SEO afin de ne pas perdre le référencement d’une page dont vous changez l’URL.

Plugin Wordpress

Si vous utilisez Wordpress il existe de nombreux plugins qui permettent d’améliorer la vitesse de chargement de votre blog.

WP Super Cache

WP Super Cache est un plugin qui va générer une version statique de vos pages (billets, pages, …). Ainsi votre blog servira la version statique au lieu de re-générer la page HTML pour chaque visiteur. La version statique est re-générée à chaque nouveaux commentaires, billets ou pages.

Réduire son nombre de plugins

À chaque fois qu’un utilisateur effectue une action sur un blog wordpress, le serveur appelle les plugins nécessaires pour servir la page. Si vous avez beaucoup de plugins, cela peut ralentir radicalement votre blog.

Faîtes le ménage dans vos plugins et ne garder que les essentiels.

Outils d’analyse

Afin de voir les différences de temps de chargement d’une page il faut avoir de bons outils d’analyse. Que ce soit un outils spécialisé ou un module du navigateur Web, il est nécessaire de mesurer les différences entre deux configurations.

Firebug

Pour les développeurs Web qui ont l’habitude de tester leurs applications avec Firefox, la plupart utilisent le plugin Firebug qui permet entre autres d’analyser en détail (et de modifier en direct) le contenu HTML, le CSS, le JavaScript et de visualiser les requêtes/réponses avec l’application Web.

De nombreux plugins ont été développés sur Firebug pour fournir des informations sur le chargement de la page.

Page Speed

pagespeed

Page Speed est une extension pour Firebug, réalisée par Google, qui analyse la page Web qui vient d’être chargée et vous informe des améliorations que vous pouvez apporter à votre serveur / configuration /  application pour diminuer le temps de chargement de votre page.

YSlow

yslow

YSlow a été développé par Yahoo est analyse aussi les points à améliorer.

Tests de charge

Enfin une fois que vous avez optimisé votre application Web il est bon de savoir si elle va tenir la charge face au nombre d’utilisateurs prévus. Pour cela il existe de nombreux outils de test en charge d’application Web, mais je n’en conseillerai qu’un : NeoLoad, par la société où je bosse Neotys.

L’objectif est de faire simuler par le logiciel un nombre d’utilisateurs virtuels qui vont exécuter un scénario sur l’application et d’analyser les résultats (temps de réponses, erreurs, …) afin de corriger ou d’optimiser l’application.

Conclusion

Le secret pour avoir une application Web rapide et efficace est de tester votre configuration, d’analyser les points à améliorer et de les optimiser puis de re-tester, … et ainsi de suite jusqu’à ce que vous atteignez la qualité de service souhaitée.

Et vous comment faîtes vous pour optimiser vos applications Web? Quels outils utilisez-vous?

Ruby on Rails : déployer une application sur Tomcat avec JRuby

rails Ruby on Rails est un framework qui permet de développer très rapidement des applications Web en suivant le modèle MVC.

Le problème de ce framework est qu’il se base sur le langage Ruby et qu’il embarque un serveur Web. Les applications ainsi créées ne peuvent pas être déployées comme des applications Web dans Tomcat ou autres serveurs d’applications.

Le but de ce tutoriel est de vous permettre de déployer les applications Ruby on Rails (RoR) sur un serveur Tomcat en utilisant la librairie JRuby.

Installation Tomcat

On commence par télécharger la dernière version de Tomcat (en ce moment c’est la version 6.0.20) :

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wget http://mirror.mkhelif.fr/apache/tomcat/tomcat-6/v6.0.20/bin/apache-tomcat-6.0.20.tar.gz
tar –xzf apache-tomcat-6.0.20.tar.gz

Voilà Tomcat est installé, je passerai ici la configuration du serveur. Si vous souhaitez, suivez mon tutoriel pour connecter Apache avec Tomcat.

Installation JRuby

Télécharger JRuby et placez le là où vous souhaitez :

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wget http://dist.codehaus.org/jruby/1.3.1/jruby-bin-1.3.1.tar.gz
tar –xzf jruby-bin-1.3.1.tar.gz
mv jruby-1.3.1 /usr/local/jruby

Ajouter ensuite le chemin vers JRuby dans votre environnement en éditant votre fichier ~/.profile :

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export PATH=$PATH:/usr/local/jruby/bin

Vous pouvez vérifier l’installation de JRuby en exécutant la commande suivante :

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$ jruby -v
jruby 1.3.1 (ruby 1.8.6p287) (2009-06-15 2fd6c3d) (Java HotSpot(TM) Client VM 1.5.0_16) [i386-java]

Installation de Ruby on Rails

À partir de là nous allons installer les gems pour : rails (le coeur de ROR), mysql et surtout warbler (qui crée un WAR à partir de l’application rails).

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$ jruby -S gem install rails
$ jruby -S gem install activerecord-jdbcmysql-adapter
$ jruby -S gem install warbler

Déploiement de votre application

Pour déployer votre application dans Tomcat, il faut commencer par la convertir en WAR. Placez vous dans le dossier de votre application et lancez la commande suivante :

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$ warble config

Cela va créer un fichier <application>/config/warble.rb pour configurer votre application pour la convertir en fichier WAR, ouvrez le fichier et dé-commentez la ligne :

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config.gems += ["activerecord-jdbcmysql-adapter"]

Cela pour inclure dans votre fichiers WAR la gem MySQL (ajoutez les gems que votre application utilise ici).

Maintenant nous allons créer le fichier WAR de votre application, lancez simplement la commande :

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$ warble

Et voilà votre fichier WAR est créé, vous pouvez alors le déployer sur Tomcat (je passerai sur cette étape).

Première utilisation du plugin Eclipse GWT

Suite à mon premier billet qui présentait Google Web Toolkit, je vais maintenant vous présenter la nouvelle version de GWT et comment créer un premier projet en utilisant le plugin Eclipse. Lire la suite de l’article »

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La version 2.0 beta du navigateur Google Chrome est disponible en téléchargement. Une des évolutions majeures de cette version est la possibilité de rajouter des extensions (attention, ne vous attendez pas à la puissance de XUL des produits Mozilla). Lire la suite de l’article »

Authentification SSH par clé privée/clé publique

En voyant l’intérêt que les visiteurs de mon blog porte à l’installation d’un serveur de mail multi-domaines, j’ai décidé d’écrire un autre tutoriel sur la configuration d’un serveur SSH pour utiliser une connexion par clé publique/clé privée.

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GWT : « The Great GWT roundup »

Il y à quelques jours a été publié un tutoriel pour les débutants sur Google Web Toolkit.

Celui ci présente, en anglais, les grandes fonctionnalités de ce framework et surtout comment les utiliser en tant que développeur.

Voilà le lien : http://css.dzone.com/news/the-great-gwt-roundup

GWT : Créer un service RPC

Le framework GWT permet depuis le client JavaScript de faire des appels RPC (Remote Procedure Call ou appels de procédures distantes) au serveur GWT.

L’objectif est de permettre au JavaScript client d’exécuter des méthodes sur le serveur et d’en récupérer le résultat. Tout cela de façon totalement asynchrone (Ajax). Les échanges entre le client et le serveur sont faites de façon asynchrone car la plupart des navigateurs n’accordent qu’un seul Thread pour exécuter le JavaScript.

Lire la suite de l’article »

GWT : Introduction au framework

Je travaille actuellement sur un plugin pour le logiciel NeoLoad permettant d’enregistrer des requêtes RPC effectuer par le framework GWT (Google Web Toolkit). Je vais donc en profiter pour présenter ce framework.

Lire la suite de l’article »

Apache2 : système de blacklist

Après avoir installé mon serveur web (Apache) et un serveur d’applications J2EE (GlassFish) je me suis vite rendu compte, après une semaine d’exécution, que les logs du serveur prennaient de plus en plus de place.

En regardant rapidement les fichiers de logs on se rend très vite compte que le serveur se fait « spammer » des URL du type : phpmyadmin, admin, mysql, …

J’ai décidé de mettre en place un système de blacklistage instégré à Apache.

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Passerelle entre Apache et Tomcat

Dans le but de déployer mes applications J2ee j’ai installé GlassFish (avec Tomcat). Je souhaitais pouvoir utiliser ce serveur sur le port 80 tout en ayant Apache qui écoute sur ce port.

Lire la suite de l’article »